Étude de l’Université de Westminster (2008)

///Étude de l’Université de Westminster (2008)
Étude de l’Université de Westminster (2008)2018-07-20T10:26:00+00:00

Étude de l’Université de Westminster (2008)

Il y a eu de nombreuses études sur les avantages du lavage des mains et sur l’efficacité des différents agents de lavage des mains, mais relativement peu sur la contribution du séchage des mains à l’hygiène des mains. ETS a demandé à un équipe de recherche de l’Université de Westminster, dirigée par le microbiologiste Keith Redway, d’étudier la performance hygiénique de plusieurs méthodes de séchage des mains pour tenir compte des développements de la technologie et des produits, y compris le sécheur par jet d’air pulsé de nouvelle génération récemment introduit, non testé dans des études comparatives antérieures. La méthodologie principale utilisée dans la présente étude suit celle utilisée dans les précédentes études de l’université de Westminster sur le sujet, depuis 1993.

L’étude a porté sur 3 méthodes de séchage des mains différentes et était en 4 parties :

  • Partie A: Efficacité de séchage. (La quantité d’eau restant sur les mains des sujets après lavage puis séchage en utilisant 5 types d’essuie-mains en papier, un sécheur à air chaud (WAD) et un sécheur à jet d’air pulsé (JAD), a été mesurée en pourcentage (%) de siccité à différents moments jusqu’à 1 minute.)

Drying Time

Graphique du pourcentage moyen de siccité des mains des sujets par rapport au temps de séchage
à l’aide de cinq types de serviette en papier différents (PT), un sécheur à air chaud (WAD), et un sécheur à jet d’air (JAD).  

Conclusions de la partie A

Les résultats ont montré que les 5 types d’essuie-mains en papier et le sécheur à jet d’air pulsé étaient tout aussi efficaces pour sécher les mains des utilisateurs, atteignant tous 90 % de siccité en environ 10 secondes. Cependant, les résultats ont montré que le sécheur à air chaud était considérablement moins efficace (càd plus lent) que les 5 types d’essuie-mains en papier et aussi le JAD et a mis 4 fois plus de temps pour atteindre 90 % de siccité des mains.

 

  • Partie B : Les changements dans le nombre de différents types de bactéries sur les mains avant et après séchage en utilisant des serviettes en papier, le sécheur à air chaud et le sécheur à jet d’air.(Après s’être rendu aux sanitaires/toilettes, les bouts des doigts et les paumes des mains de 20 volontaires ont été échantillonnées pour évaluer les différents types de bactéries avant et après lavage et séchage avec un essuie-mains en papier, un sécheur à air chaud, et un sécheur à jet d’air. Les résultats combinés des numérations bactériennes sur les trois différents milieux de croissance (gélose nutritive
    [NA], gélose cystine-lactose-électrolyte-déficiente [CLED], gélose salée au mannitol [MSA]) sont indiqués ci-dessous.)
    Graph Change of Colonies JAD - Étude de l'Université de Westminster

    Graph Change of Colonies JAD – Étude de l’Université de Westminster

 

Conclusions de la partie B

Les deux types d’essuie-mains en papier (PT 1 et PT3) testées ont produit des diminutions moyennes dans tous les types de bactéries testées sur les bouts de doigts et les paumes des 20 volontaires après lavage et séchage des mains. Les diminutions ont été de -51 % et -76 % pour les bouts des doigts et de -48 % et -77 % pour les paumes. Lesécheur à air chaud (WAD) a produit une augmentation moyenne dans tous les types de bactéries testées sur les bouts des doigts de 194 %et les paumes de 254 % des mains après lavage et séchage. Bien que le JAD fasse mieux que le WAD, il n’a pas réussi aussi bien que les essuie-mains  en papier et n’a pas, en moyenne, réduit le nombre de bactéries sur les mains après l’utilisation, mais l’a augmenté sur les bouts des doigts de 42 %et les paumes de 15 %.

 

  • Partie C : Contamination potentielle des autres utilisateurs et de l’environnement des sanitaires/toilettes causée par les essuie-mains en papier, le sécheur à air chaud et le sécheur à jet d’air. (Dans cette partie de l’étude les mains de 10 sujets ont été artificiellement contaminées avec de la suspension de levure. Les sujets ont ensuite séché leurs mains en utilisant une serviette en papier, un sécheur à air chaud ou un sécheur JAD pendant des durées fixes (10 secondes pour une serviette en papier et le JAD ; 20 secondes pour le WAD). La levure a été détecté à des distances différentes de chaque dispositif de séchage des mains par la croissance des colonies sur des plaques de gélose Sabouraud-dextrose (SDA).)

    Plates at different distances
 

Conclusion pour la partie C

Les résultats ont montré que le sécheur à jet d’air a dispersé la contamination sur les mains sur des distances allant jusqu’à 2,00 mètres. Les serviettes en papier ont obtenu de meilleurs résultats que le sécheur à air chaud directement en dessous de l’appareil, mais les deux méthodes de séchage des mains n’ont montré aucune dispersion importante au-delà de 0,25 mètres, contrairement aux sécheurs à jet d’air.

 

  • Partie D: La contamination bactérienne de sécheurs à jet d’air dans les toilettes publiques. (Les surfaces et les flux d’air de 16 sécheurs ont été échantillonnés dans les toilettes des hommes et des femmes d’une gare de Londres sur une ligne principale à différents jours et heures)    
 

Surfaces Sampling

Conclusions de la partie D

Beaucoup des bactéries isolées à partir des sécheurs à jet d’air dans les toilettes publiques sont des agents pathogènes potentiels et/ou des indicateurs de matières fécales ou d’autres types de contamination. Les nombres de bactéries moyens par centimètre carré se situaient entre 85 et 171 sur les surfaces intérieures et les jointures des sécheurs et entre 4 745 et 7 537 au bas des sécheurs. Les comptages d’échantillon d’air de 10 secondes se situaient entre 10 et 20.

 

Conclusion générale del Étude de l’Université de Westminster

Basé sur ces résultats, l’utilisation de sécheurs à air chaud et de sécheurs à jet d’air devrait être examinée avec soin dans des endroits où l’hygiène est primordiale, tels que les hôpitaux, les cliniques, les écoles, les crèches, les foyers de soins, les cuisines et autres zones de préparation des aliments.

 

 

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